La loi et l'ordre.
L'année qui suivie le spectacle Indiana jones, La boîte de nuit Bucco Rhodanienne plancha sur un nouveau théme. Vince émit l'idée de faire un show autour de l'univers de l'un de ses personnages de comics préférés, l'inflexible Judge Dredd. La proposition fut retenue. Vince fut chargé d'accessoiriser le justicier, ainsi que son ennemi, le terrible ABC Robot.
Dans une Amérique post-nucléaire rongée par la criminalité et la pollution, tout n'est plus que ruines et désolations. La police fut éradiquée, au profit des Judges, nouveaux représentants de la loi, à la fois juges, jurés, et bourreaux! Ils sillonnent mégacity One sur leurs motos surboostées, et rendent une justice expéditive et sans compromis. Le comics, né fin à la toute fin des années 80 sous la plume conjointe de John Wagner et Carlos Ezquerra, retrace les aventures du "meilleur des pires" d'entre eux, le Judge Dredd. Les auteurs, d'origines Anglaises, projettent dans leurs oeuvres leurs craintes de cette Amérique sur armée, et dont les débordements de violences font trop souvent la une des médias. A la fois cynique, ironique, violente et souvent trés drôle, le comic fut en 1995 à l'origine d'un pitoyable film de triste mémoire, dut à Danny Cannon (qui a d'ailleurs disparu depuis ...), avec Sylvester Stallone dans le rôle titre.
Bien qu'infidéle à l'oeuvre de référence, C'est le look du film qui servi de base à la décoration et l'accessoirisation du show. Car si le film a bien une qualité (et une seule!!), c'est celui d'avoir bénéficié d'une direction artistique d'un trés haut niveau.
La mise en scéne était pour le moins ambitieuse: L'ABC Robot se dresse de dessus la cabine du DiscJockey, et menace le public. Le plafond explose et tombe sur la piste, le Judge jaillissant du trou béant, pour venir atterir sur le dancefloor. Là, il déclame les infractions commisent par le robot, et prononce la sentence :"la mort!". Il vide le chargeur de son "Lawgiver" sur le contrevenant, qui s'écroule dans un geizer de fumée et de vapeur. Un bruit sourd de réacteur se fait entendre, et un harnais descend du plafond détruit, emportant le Judge Dredd dans les ceintres. Fin.
Ce déferlement d'effets aurait été impossible sans le talent multicarte du superviseur du show. Ce dernier réalisa non seulement la déco intégrale de l'étabissement (Du sol au plafond, tout fut recouvert par du BA ou du polystyréne, tout comme sur le show Indy), mais également assura la conception de l'ABC Robot, animé par verrins pneumatiques. Trois animateurs, cachés derriére une vitre sans teint, étaient nécessaire pour animer ce monstre d'acier.
Une fois la structure du robot terminée, Vince vint habillé et rendre menaçant cette belle mécanique. Il modela en glaise des portions de "carrosserie", qu'il moula et tira en résine stratifiée. Elles furent fixées sur la structure du robot, et enfin peintes. La machoire est indépendante du reste de la tête, le concepteur ayant poussé le détail jusqu'à permettre au robot d'ouvrir la "bouche".
Quant aux costumes et accessoires du Judge Dredd lui même (interprété par un cascadeur qui n'a sans doute jamais assimilé la notion de "risque" et de "danger". ), Vince réalisa l'intégralité des parties rigides, à l'exception du casque, sous traité par une société spécialisée en effets spéciaux. Toujours par manque de temps...
Les épaulettes furent la partie la plus délicate à réaliser. En plus d'étre esthétique, elles devaient non seulement rester en place lors des chutes de presque trois métres que lui infligeait le cascadeur deux fois par semaine, mais également pouvoir résister aux chocs et étre un minimum confortable. Pour ce qui est de la résistance aux chocs, on peut faire confiance à Vince. Pour ce qui est du confort par contre...
Il commença par découper dans de grandes feuilles de PVC noires le support qui allait se poser sur les épaules du cascadeur. Il les thermorma, et les solidarisa en les rivetant dans la partie dorsale. Afin de ne pas s'attirer l'inamitié du cascadeur, il tapissa la partie intérieure des épaulettes de mousse. Puis il modela, moula, et tira en résine statifiée(gel coat, résine polyester et fibre de verre) toute les parties qui allaient se greffer sur le support en PVC. Une fois peintes, elles furent rivetées, à l'exception des "plumes" qui couvrent l'épaule droite du Judge. Devant rester mobile afin de ne pas entraver les mouvements du pauvre cascadeur, elles furent tout simplement attachées grace à de gros fils de péche! Simple, et efficace. Même si les révisions des attaches étaient nécessaires avant chaque repésentations.
L'arme du Judge, tendrement dénommé "Lawgiver", était un Beretta 9 MM à blanc. Vince l'a "adaptéé au spectacle: Canon rallongé, carrossage intégral de l'arme, à l'exception de la crosse. Le chargeur fut lui aussi modifié, en recevant un rajout de milliput (pâte bicomposante devenat dure comme de la pierre aprés séchage) pour le rendre plus volumineux. Le "Lawgiveur" était donc capable de cracher des flammes onze fois, assistant ainsi le Judge dans a tâche de justicier urbain ultime.
La loi fut rendu : Aprés la derniére du show "Judge Dredd",La boite de nuit changeat de propriétaire. Ces derniers, plus portés par le gain facile et rapide, abandonnérent les spectacles à thémes, pour s'engouffrer dans les soirées impersonelles, mais assurants un maximum de bouteilles vendues pour un minimum d'investissement.
A regret, la petite équipe de techniciens et artistes se sépara, en gardant en mémoire cette collaboration pleine de nuits blanches, de sueurs, de soucis techniques, et de franches poilades.













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