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Catégorie Stéph et Vince: Point 2 vues

24 fois par secondes : Part II

Pour une meilleure compréhension de cet article, il est recommandé de lire le précédent auparavant.

Les plus attentifs d'entre vous auront constatés que je n'ai toujours pas répondu à l'interrogation qui m'a poussé à entamer cet article sur la Stop Motion. A savoir, pour quelles raisons nous émerveillons-nous encore devant des effets spéciaux qui, aux regards de ceux d'aujourd'hui, semblent bien rudimentaires? Aprés le bref exposé technique du précédent article, vous n'avez pas déjà une idée? Je vous laisse encore chercher dans ce cas...

Historique trés linéaire...

Si l'on considére l'image par image comme une technique consistant à animer la représentation d'un personnage, humain ou  non, alors celle ci est née en 1834, grace au mathématicien Britannique William George Horner, qui créa le zootrope. Son principe en est de tapisser l'intérieur d'un cylindre d'une série d'images montrant la décomposition d'un mouvement.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit Zootrope   

Le cylindre arbore une série de fentes verticales, qui, une fois en rotation à grande vitesse, permet de voir à travers celles ci un mouvement complet. Ainsi naquit l'image animée. Mais l'image animée sur pellicule, elle, est née en même temps que le cinéma, en 1895, grace aux fréres Lumiére. Et pour cause: c'est le défilement de la pellicule, faisant succéder les photogrammes imprimés, qui crait la sensation de mouvement lors de la projection de ceux ci. Mais il s'agit en fait ici de "restituer" un mouvement existant capter par la caméra, le projecteur faisant office de révélateur.  La véritable origine de l'animation en volume, la Stop Motion pour les Anglo-saxons, remonte en fait à...à peine un an aprés la naissance officielle du Cinématographe, en 1896. Et on la doit au  génial Georges Mélies!

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Georges Mélies (au centre et à gaucche, grace à la technique de la double exposition.), dans "L'homme à la tête de caoutchouc", datant de 1901.

Mais tout génie qu'il était, c'est à un accident de tournage qu'il doit le tout premier truquage, qu'il appellera "truquage par substitution". Alors qu'il filmait un omnibus Place de l'Opéra, à Paris, sa caméra rudimentaire se bloque. Il lui faut plusieurs minutes pour remettre la caméra en action. Mais en lieu est place de l'omnibus se trouve un corbillard! Qu'elle ne fut donc pas sa surprise de voir, aprés dévellopement de la péllicule, un omnibus se transformant en corbillard, et les hommes en femmes. De ce tout premier effet spécial découlera tout les autres, et notament la Stop Motion.

Bien qu'en Anglais, ce documentaire retraçant la carriére de Geoges Mélies comporte de nombreux documents d'époques,  d'extraits de films, et démontre l'héritage technique laissé par ce génie.

Néanmoins, une contreverse subsiste quant aux origines du "truquage par substitution". En effet, l'Américain Alfred Clark, des studios Edison, se sert du dit trucage un an avant Mélies, dans le film "execution of Mary, Queen of Scots". Mélies ne s'apesanti pas sur ce "truc" révolutionnaire, qui lui aurait permis d'étre un fondateur   de l'animation image par image.  Cette technique est pour lui beaucoup trop lente et fastidieuse à réaliser. Il ne se servira jamais de ce procédé comme moyen d'expression, l'utilisant uniquement comme effet spécial lui permettant les délires les plus fous.

Et ainsi, c'est au U.S.A, en 1897, que la compagnie Vitagraph produit le premier court métrage entiérement en "stop-motion", "humpty dumpty circus"!

Angleterre, Etats Unis, Espagne...De partout, la technique de l'animation image par image gagne des adeptes. Mais c'est de Russie qu'est originaire celui qui marquera à tout jamais cette époque de pionniers...

Ladislas Starevitch, Directeur du museum d'histoire naturelle de Kovno, décide de filmer un pugilat entre deux scarabées durant la période des amours. La lumiére nécessaire à éclairer les insectes les figes dans une parfaite immobilité. Pour contourner le probléme, Starevitch utilise deux scarabées naturalisés qu'il anime image par image. Ainsi naît en 1910 "Lucanus Servus". Aprés avoir réalisé quelques films dans son pays, Starevitch le quitte pour s'installer à Paris, en 1919. Il y réalise une bonne vingtaine de films, dont certains provoquent encore l'émerveillement des spectateurs. Comme avec "le Roman de Renard"(1930), tout premier long métrage d'animation en volume. Ce film, d'une qualité exceptionnelle, comporte parfois des plans comprenant jusqu'à 70 personnages animés!! On comprend pourquoi Starevitch a dù passer 5 ans à sa réalisation.

Trop court extrait du "Roman de Renard" de Ladislas Starevitch. Admirez la fluidité de la gestuelle des personnages, qui ont bien peu à envier aux films d'animations actuels.

Pendant ce temps, à San Francisco, un jeune homme du nom de Willis o'Brien s'appréte à révolutionner le monde du divertissement sur pellicule...

Le futur concepteur du roi Kong est né en 1886, en Californie. Passionné dés le plus jeune age par les chevaux, il néglige les études aux profits de travaux dans les ranchs. D'un tempérament indépendant, il quitte la maison familliale à 13 ans. Il passe de petits métiers à petits métiers, pour des salaires de miséres.Le déclic qui marquera les origines de sa future carriére se passe alors qu'il est guide au lac Crater, au service de chercheurs de l'universitée du Sud de la Californie. Ces derniers récoltent des fossiles de dinosaures, initiant le jeune O'Brien au monde préhistorique. Il se passionne immédiatement pour le sujet. A 17 ans, aprés des années de vagabondages, il retourne sous le toit qui l'a vu naître.

 

En devenant caricaturiste sportif, il se découvre un certain talent artistique. Il devient boxeur, puis machiniste pour les chemins de fer, ou encore employé dans une marbrerie. Et c'est là qu'il réalise, pour tromper l'ennuie, ses premiers personnages animés, deux boxeurs en pâte à modeler.  De cet essai rudimentaire, lui vient l'idée de fabriquer des personnages souples. Naissent ainsi un dinosaure et un homme préhistorique, en argile sur structure bois. il les fait évoluer dans un mini décor, constitué de quelques pierres. Malgré sa durée de 80 secondes et un résultat approximatif et imparfait, il retient l'intéret de Herman Webber, exploitant de salle et producteur de films. Fin 1917, il propose 5000 dollars au jeune O'Brien pour qu'il réalise un remake plus soigné de son bout d'essai. "The dinosaur and the missing link" débute la carriére professionelle de Willis O'Brien.

 

Premiére partie du court métrage qui lança la carriére de Willis O'Brien.

Herman Wobber trouve un distributeur pour ce premier court en la personne de Thomas Edison. Celui ci, emballé par le résultat, lui en commandes dix autres d'une durée moyenne de huit minutes. La voie de O'Brien est toute tracée. En 1918, alors agé de 32 ans, O'brien collabore avec Herbert Dawley, ancien major millitaire, scupteur et producteur, qui lui propose 3000 dollars et trois mois de délais pour tourner les effets spéciaux de "the ghost of slumber mountain". Cette fois, des acteurs humains participeront, bien que n'apparaissant jamais dans les plans où figurent les dinosaures animés par O'Brien.  Ce court métrage témoigne d'un net progrés dans la technique de ce dernier. Mais sitôt le travail livré, il se voit spolié par un  Dawley sans scrupule. Le malfrat pratique des coupes sauvages sur le film; le faisant passer de 45 à 16 minutes. De plus il déclare à la presse étre le seul responsable des effets spéciaux du film, en "oubliant" même de citer Willis O'Brien au générique.

Mais la profession n'est pas dupe de la supercherie. Parmi eux, le producteur Watterson R. Rotacker, permet à O'Brien de réaliser son réve: Passer au long métrage. Commence alors en 1923, le tournage du "monde perdu" de Harry O'Hoyt, d'aprés Sir Arthur Conan Doyle.

 

Condensé du "monde perdu", sous forme de bande annonce. Le budget confortable du film permet à O'Brien de faire interréagir dans le même plan humains et dinosaures, notamment grace à la technique du cache contre cache. Certains plans du métrage préfigurent  le film qui  changera la face du cinéma fantastique: King Kong!

Le film sort le 15 Février 1925, et le public en fait un succés immédiat. Nous aurions du mal aujourd'hui a concevoir l'enthousiasme que ce film a pu provoquer chez les spectateurs de l'époque, tant le spectacle était novateur.  Willis O'Brien est promu sur ce premier long superviseur des effets spéciaux, déléguant la construction des dinosaures au surdoué marcel Delgado, qui travaillait jusqu'alors comme commis dans une épicerie! O'Brien et son équipe vont enchainer immédiatement sur les projets "Atlantis" et "Création", projet qui n'aboutiront pas. De création, il ne fut tourné que quelques séquences mettant en scéne une maman tricératope au prise avec un chasseur argneux(pléonasme). Cette courte séquence attire cependant l'attention de Merian C. Copper, qui voit en O'Brien l'homme qui lui permetra de concrétiser son réve fou de mettre en scéne un gorille géant amoureux d'une jeune femme. Ainsi naquit King Kong!

 

Bande annonce originale de King Kong.

King Kong fut pour O'Brien un formidable terrain d'expérimentation technique diverses. Comme lorsque l'équipe eu la surprise de voir lors de la projection des scénes à effets spéciaux des fleurs naturelles inclusent dans le décors miniature fleurir à vue d'oeil! Les primevéres miniatures utilisées pour ce décor s'étaient mises à pousser sous la chaleur des projecteurs. Les prises de vues en image par image étant tellement lentent, que personne ne s'est rendu compte de ce phénoméne. L'équipe dù retourner entiérement la scéne, en substituant les fleurs naturelles par des factices.

Dés sa sortie en 1933, le film fut une succés retentissant. L'animation de Kong étant tellement réussit, que longtemps le public et la presse, cru qu'il s'agissait d'un acteur en costume. A cette époque, un technicien en effets spéciaux devaient attendre longtemps une quelconque reconnaissance de son travail, tant il est vrai que les meilleurs effets sont ceux que l'on ne remarque pas!

 

Marcel Delgado conçu 5 Kongs, dont 2 mesurants 45CM, pour 5KG. Les muscles sont en caoutchouc mousse recouvert de coton, la peau est en latex et les poils proviennent de lapins naturalisés. Pour certains gros plans, Marcel et Victor Delgado durent fabriquer certaines parties du corps du gorille en taille réelle! Ainsi, un buste animé fut créé, ainsi qu'une main et un pied. Les cris de Kong sont issus de rugissements de lions et de tigres, diffusés à l'envers et au ralenti.

King Kong eu tant de succés, que la RKO en commanda une suite dans la foulée. pour O'Brien, "le fils de Kong" restera un trés mauvais souvenir. Le budget limité bride ses idées, et un scénario enfantile incite O'Brien à se détacher du film, déléguant le travail à ses assistants. Peu de temps aprés Meriam C. Cooper lui propose la supervisation des effets du films catastrophe "Les derniers jours de Pompéi". Point d'animation image par image dans cette superproduction. Mais une magnifique éruption volcanique du Vésuve, enfouissant Pompéi sous la lave et la cendre. Le film reste encore aujourd'hui une référence dans le domaine des catastrophes naturelles sur grand écran. 

3 photogrammes tirés de "Les derniers jours de Pompéi" de Ernest B Schoedsack, dont le début de l'éruption du Vésuve.

 Puis vint une trés longue période de projets avortés et de frustration.   Notamment avec "War Eagles", narrant l'histoire de Vikings, vivants sur une île coupée du monde, chevauchants des aigles géants! Lorsque la seconde guerre mondiale éclata,  Meriam C.Cooper fut appellé sous les drapeaux, et le projet "War Eagles", bien que trés avancé, fut abandonné. C'est pendant la préproduction du film qu'O'Brien reçu la visite d'une jeune homme passionné par le travail du grand Maître. Ses bobines d'essais et ses figurines démontrérent chez lui un tel talent que O'Brien l'embaucha comme assistant lorsque en 1946 Cooper lui proposa un film avec de nouveau un singe géant. Ce jeune homme talentueux se nommait...Ray Harryhausen. "Mighty Joe Young", version soft de King Kong, soudera leur amitié indéfectiblevaudra à O'Brien un oscar bien mérité! 

 

Cette scéne, révélant pour la premiére fois Monsieur Joe, a été intégralement prise en charge par Harryhausen dans son ensemble. Elle lui value un mois de travail intensif. Marcel Delgado fabriqua six figurines du gorille. Quatre de 45cm, une de 25cm, et une derniére de 15,5cm pour les plan larges. Chaque figurines comportaient 150 points d'articulations.  Cette fois le pelage du gorille provient de fourrures d'agneaux morts-nés, enduit de latex. Cette option évita de laisser les empreintes des doigts des animateurs sur le gorille, contrairement à la fourrure de lapin du roi Kong.

La joie d'O'Brien de reconstituer le trio gagnant de "King Kong" est bien vite atténuée lorsque Cooper rejeta nombres de ses idées et concepts. En effet, O'Brien désire entre autre inclure d'autres créatures dans cette histoire contant l'amitiée entre un gorille de 4 métres et une jeune fille nommée Jill Young, vivant en Afrique avec son pére. Ainsi fut refusée l'idée d'un second gorille, qui aurait permit à l'animateur de génie de mettre en images quelques belles scénes  de combats entre primates. A ces frustrations viennent se rajouter les tracasseries des syndicats. Alors qu'il travaillait avec son équipe réduite, mais au combien efficace, de 6 à 7 personnes, O'Brien se voit contraint et forcé d'embaucher jusqu'à 50 techniciens! Ce qui bien entendu à pour effet de faire exploser le budget, et compromet grandement la rentabilitée du film, ainsi que le rendement de la petite équipe d'origine. Ne pouvant plus assumer l'intégralité de l'animation, O'Brien en délégue la quasi totalité à Ray Harryhaussen, ainsi qu'à Marcel Delgado.
Malgré son coût exorbitant et la longeur de sa production(3 ans, dont 14 mois consacrés aux effets spéciaux!), "Mighty Joe Young", permet à O'Brien de remporter un Oscar des effets spéciaux en 1949. Oscars bien mérité, car de nombreuses scénes relévent de la prouesse technique. Malgré toute ses qualités, le film ne remportera en finalité qu'un demi succés. Et bien qu'Oscarisé, la période "post Joe Young" sera jonchée de déceptions, projets avortés et autres faux départs. Tout ses projets personnels se verront refusés. Et c'est durant cette période difficile que son éléve, Ray Harryhaussen quitte son mentor pour voler de ses propres ailes.
Celui ci deviendra vite superviseur d'effets spéciaux. L'enseignement du maître a porté ses fruits.  Maître qui continu d'accumuler les coups du sort: Cooper fait de nouveau appel à lui pour superviser une version Cinérama (technique permettant de filmer avec trois caméras simultanément, triplant ainsi le volume de l'image, projetée sur trois écrans accollés.) de leurs grand succés, "King Kong"!Mais le sort s'acharne: Le technicien chargé d'adapter les fameuses trois caméras à l'image par image, meurt, foudroyé par une crise cardiaque. Le projet est alors purement et simplement enterré! Mais il faut plus pour abattre l'animateur d'origine Irlandaise.


Posté le 06/06/2009 | 31 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

24 fois par secondes : Part I

"Mais pourquoi donc se sent-on toujours aussi ému et émerveillé devant ces vieilleries?". C'est la question qui jaillit de mon esprit perturbé lors de mon 245éme visionnage du "King Kong" version 1933. Bien entendu, l'utilisation de la technique de l'image par image en est la raison la plus évidente.Car Cette technique d'animation, bien que supplantée depuis plus de 10 ans en tant qu'effet spécial par l'image de synthése, garde toujours les faveurs du public. Alors que nous sommes des plus critiques et toujours plus exigeants vis à vis des effets spéciaux numériques, nous accordons la plus grande indulgence à cette technique d'une époque révolue. La raison de cet attachement est peu étre à chercher au plus profond de nous...

 

Quelques films incluants des effets spéciaux utilisants la technique de la Stop Motion à plus ou moins grande échelle.

 

Historique non linéaire:

1925 : Sort sur les écrans américains "The Lost World", réalisé par Harry O.hoyt. Joli succés populaire, succés en partie dû aux effets spéciaux de Willis O'Brien. Grâce à la technique de l'image par image, O'Brien donne vit à moult créatures antédiluvienne, dont un brontosaure, qui à la fin du métrage provoquera la panique dans les rues de Londres. Jamais encore dans la toute jeune histoire des effets spéciaux, la technique de l'image par image n'a  été utilisé avec autant d'importance.

 

1933 : Le même O'Brien anime le roi Kong, dans le film mythique de Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack, "King Kong". Ce film marquera à jamais la carrière de O'Brien, ainsi que l'histoire du cinéma mondial.

Saut dans le temps...

1982 : Le monde des effets spéciaux subit un bouleversement sans précédent, et paradoxalement dans l'indifférence quasi générale. Les studios Disney produisent le film "Tron", à l'époque l'un de leurs plus gros échecs financiers. Mais l'histoire se chargera de le réhabiliter et d'en faire une oeuvre culte. Le métrage de Steven Lisberger est un film charnière dans l'univers des effets spéciaux. En effet, il comporte, intégrés à des acteurs "live", les premiers engins et véhicules entièrement générés par ordinateur. Ils sont réduit à des formes géométriques des plus basiques, mais le spectacle est là!

"Tron" venait de semer la graine de la révolution digitale...Qui allait entrainer à terme la disparition de la Stop Motion en tant qu'effet spécial.

Mais la route était encore longue avant que les sfx (special effect in english...) numériques monopolisent presque tous les autres. Et en cette ère "post-Tronienne", les personnages hors normes et créatures fantasmatiques avaient une pallette de techniques  pour prendre vie sur grand écran. Parmi celles-ci, nous avons l'acteur en costume (la série des "Godzilla"...), la marionnette à tiges et à mains ("Dark Crystal", le "Muppet show"...), à fils (les "thunderbirds", "Captain Scarlett"...), l'animatronique(contraction d'Animation et d'Electronique. les dinosaures non digitaux des "Jurassic Park", et tous les personnages animés des parcs à thèmes...), et, bien entendu, la Stop Motion, plus communément appelée l'image par image. 

le choix de l'une ou l'autre technique, souvent complémentaire, était imposée par l'apparence de la créature et de ce qu'elle devait accomplir lors de ses scènes. Par exemples, pour qu'un T Rex s'anime de façon crédible, on pouvait opter soit pour l'animatronique, soit pour la Stop Motion. Mais pour que celui-ci gambade gaiement dans les vertes prairies en dévorant au passage quelques herbivores qui n'en demandaient pas tant, l'image par image était inévitable.

Un zeste de technique voulez vous?

Cette technique nécessite une dose infinie de patience et de rigueur. En effet, elle consiste à animer une figurine dotée d'un squelette aux articulations plus ou moins complexes, en modifiant de façon régulière et subtile sa pose précédente. Aprés chaque modification, la caméra avance d'un photogramme, et d'un seul! Sachant qu'une seule seconde de film équivaut à 24 images, soit 24 changements de poses, cela vous laisse entrevoir la somme de travail à accomplir pour obtenir ne serait-ce qu'une heure de métrage.

De plus, si au cours d'un plan, le personnage venait à tomber, ou le décor à bouger, le manipulateur n'aurait d'autre solution que de recommencer, car au visionnage, le moindre décalage provoquerait un saut dans l'image, et le charme serait rompu. Bien entendu, l'expérience aidant, les animateurs ont mis au point des outils et des techniques pour éviter ce genre de désagrément, mais le risque était toujours là, telle une épée de Damoclès. La Stop Motion est le seul effet spécial dont on ne peut découvrir le résultat qu'au court du visionnage. Mais c'est ce qui en fait aussi son charme et sa magie.

 

Si le personnage animé doit interagir avec des acteurs en chair et en os, alors le monde fictif et réel doivent coexister grace aux effets spéciaux. Voici quelques techniques qui s'offraient alors aux animateurs:

la double exposition : La plus ancienne. Il s'agit de la superposition de prises de vues distinctes sur le même morceau de pellicule.On peut obtenir l'effet, soit pendant le tournage, par jeu de cache et contre-cache, en exposant deux fois le même négatif, soit en post-production avec une tireuse optique.

Dans ce plan du "Monde perdue" de 1925, l'acteur a été incrusté lors d'une deuxiéme exposition de la pellicule, grace à un cache préservant celle ci de la lumiére pendant la premiére exposition. La même opération s'effectura pour la deuxiéme exposition, mais cette fois ci, le "contre cache" sera posé sur la partie déjà exposée, à savoir le dinosaure et le décor qui l'entoure.

La rétroprojection : La plus utilisée. Les acteurs jouent  leurs scènes devant un écran translucide diffusant les créatures préalablements animées.

La rétroprojection miniature : Même procédé que le précédent, mais cette fois c'est la créature qui est animée DEVANT un écran sur lequel est diffusé, image par image, le film avec les acteurs jouant leurs scènes.

L'incrustation : (ou Travelling matte) Il s'agit d'intégrer un sujet filmé séparément devant un fond de couleur unie(bleu ou vert le plus souvent), dans un autre fond, par trucage optique ou numérique. A noter que ce dernier effet spécial n'est pas spécifique à la Stop Motion. C'est l'un des trucages optiques le plus usité dans le milieu du cinéma. C'est par exemple grace à cette technique que Superman peut voler.

Nous avons fait le tour (rapide) du côté technique de la Stop Motion. Intéressons-nous maintenant aux artistes qui ont permis à tous ces films merveilleux de voir le jour,  qui nous ont fait rêver et nous ferons encore rêver trés longtemps.

 

Interméde musical: Voici ce que l'on peut faire avec des Legos du commerce, de la patience et de l'originalité. Bien que rudimentaire, il s'agit malgré tout d'animation image par image. Let's Rock! FEUER FREI!!!!! BANG BANG!!!!


Posté le 05/06/2009 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Who watch the Watchmen? C'est Vince qui s'y colle!

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 Le long métrage "Watchmen" est lancé, et bien lancé. L'adaptation du comic du même nom, chef d'oeuvre d'Alan Moore, est sur les rails. Grand fan du "Graphic Novel" d'origine, je vous ferai partager ici même notre attente fiévreuse, en vous tenant réguliérement au courant de l'avancé du film de Zack Snyder.

Aprés des années de gestation durant lesquelles le projet "Watchmen" est passé de mains en mains, le voici enfin sur les rails. Alors que des dizaines de noms circulaient quant à son réalisateur (longtemps Terry Gilliam était parmi les favoris...on en bavait d'avance!), c'est finalement Zack Snyder qui décroche la timballe. Déjà responsable de "L'armée des morts" et surtout du dantesque "300", autre adaptation d'un comic (à ceci prés que Miller, auteur du comic "300", collabore de trés prés aux adaptations cinématographiques de ses oeuvres, alors que le sieur Moore se désintéresse depuis fort longtemps de ce qui adviendra de ses histoires sur grand écran.), Snyder semblait être l'homme de la situation.Saura t il adapter son style "Tape à l'oeil" aux subtilitées requises pour ce film? Comme il est de coutume aux Etats Unis, le scénario passe par une escouade de scénaristes, et subit maints ajustements. Snyder garde les bases que David Hayer avait couché lors de la précédente tentative d'adaptation, datant tout de même de 2005!  Puis Roberto Orci et Alex Kurtzman entrent en piste. Le duo est déjà coupable des scripts de "Mission impossible III","Transformers" et "la légende de Zorro"(sans oublier le nouveau "Star Trek"). Pas vraiment des monuments de finesses. Craintes légitimes, puisque Zack Snyder a prié les deux zozos de revoir leurs copies, insatisfait qu'il était de ces nouveaux traitements. A l'heure actuelle, nous ignorons si ce retard affectera la date de sortie du film, prévue pour le 4 Mars 2009.

Malgré celà, le casting est bouclé et le tournage a débuté ce septembre 2007, sur les plateaux CMPP (Canadian motion picture park) de Vancouver.

 

 

Bien qu'au tout début du projet Jude Law et Tom Cruise aient été pressentis pour interpréter Ozymandias, Snyder a opté pour un casting de relatifs inconnus. Mise à part Carla Gugino, la divine Malin Akerman et Matt Goode, le reste de la team de super héros est campé par des acteurs solides, mais au C.V. encore vierge de rôle qui aurait pu marquer le grand public. L'identification avec les personnages n'en sera que plus facile... Et le budget plus allégé(qui avoisine tout de même les 150 millions de Dollars!).

 

Snyder semble désirer  ne pas s'attirer les foudres des Fans du Comic. En effet, il a déclaré que de gré ou de force, son métrage ne fera pas moins de 3 heures, malgré les protestations du Studio! De même, il envisage de donner vie à "Tales of Black Freighter", Comic d'histoire de pirates que lit un des personnages de la BD d'origine.Ce Récit dans le récit, permettant d'aborder l'histoire principale sous une autre perspective, sera exploité en DVD, lors de la sortie du film en salle. Il sera sans doute par la suite inclue dans la version longue du film, lors de son exploitation en DVD. Celle ci pourrait bien froler les 4heures 30! A l'heure actuelle, nous avons toute les raisons d'attendre avec impatience ce qui sera, on l'éspére, la premiére transposition fidéle de l'un des scénarios du grand Moore. 

 

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Tout frais tout chaud, voici la premiére bande annonce du film le plus attendu de 2009(du moins par les geeks du monde entier). Il est diffusé aux Etats Unis avant la projection de "The Dark Knight", autre monument dédié aux Dieux de la mythologie moderne que sont les super héros.

 

Aux vues des premiéres images du trailer, nous avons toute les raisons de croire que ce Watchmen sera une référence dans l'histoire des adaptations de comics au cinéma. Esthétiquement fidéle aux personnages imaginés par moore et dessinés par Dave Gibbons, les dernieres craintes résident dans le respect du caractére jusqu'au boutiste de certains personnages, à la limite du faschisme. Fin Septembre 2008, quelques journalistes veinards eurent le privilége de voir 25 minutes du métrage tant attendu. Unaniment ils couvrirent ces quelques minutes de louanges et de ditirambes . De quoi éloigner définitevement le spectre de la éniéme adaptation foireuse d'un graphic novel de Big moore. Big Moore qui continue à pourfendre par communiqués de presse interposés le film à venir, sans en avoir vu un seul extrait. Sacré Alan... Pour nous conforter dans notre optimisme, le film vient d'étre interdit aux moins de 17 ans non accompagnés. Tout comme les précédents films de Snyder. La violence graphique du comic sera donc bien présente sur grand écran! Et, cerise sur le gateau, nous arrive le nouveau trailer, agrémenté de tout nouveaux plans, et d'une nouvele bande son, Muse prenant la place des Smashings Pumpkins de la précédente vidéo:

 

Muse partage la bande son avec Phillip Glass, musique symphonique grave et solenelle, comme pour insister sur le fait que nous ne sommes pas là pour déconner. Le morceau de Phillip Glass sera inclu au film, notament pour illustrer le séjour du Doc manhattan sur Mars.

Mais comme pour contrebalancer la joie de découvrir ces toutes nouvelles images du film, qui nous font ici tous baver d'impatience (Nous avons même surpris Vince se barbouillant le corp en bleu, en prétendant étre le Docteur Mananthan. Pauvre garçon...), Snyder semble avoir perdu la gueguerre qui l'opposait à la Warner concernant la durée du film. De 2H43 voulu par le réal porté sur les bastons au ralenti (qui au départ proclammé que lui vivant, son film ferait pas moins de 3h!), la warner a tranché pour un métrage de 2h37! Soit 43 minutes de moins que la version director's cut qui sera exploité en DVD et Blue Ray. Là encore, on est loin des 4h promises en tout début de production.  De plus, plusieurs fins alternatives ont été tournées, mais dont aucune ne correspond à celle du comic! La premiére entorse, et de taille, à la fidélité au matériaux de base tant éspérée par les fans du graphic novel. Et ceux qui ont lu (et sans doute relu et relu et encore relu...) ce monument de la litterature moderne, vous diront tous que la toute fin donne tout son sens a l'ensemble de l'oeuvre. Donc...Gardiens, restez vigilant!

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 Avis aux fans hardcore: Ménageant les sensibilités de chacun, la Warner a accordé au Sieur Snyder une sortie en salle de son dirertor's cut pour Juillet! Cette version fera bel et bien 3 heures 10... Mais ne sera visible qu'aux Etats Unis, et dans un  tout petit nombre de salles. Je vous ai vu bondir de joie! Je suis cruel parfois... Nous nous conselerons en automne 2009,  lors de la sortie de cette "Snyder's version" sur support numérique. Puis sera éditée ultérieurement cette même version, rallongée de l'histoire dans l'histoire qu'est "Tales of Black Freighter", intégrée au récit, tel que l'on le peut le découvrir dans le comic. Cette version ciné à sortir a donc tout l'air d'une simple mise en bouche. On peut voir dans cette politique de diffusion des objectifs purement mercantiles, mais si la qualité est au rendez vous, comme semble le confirmer les premiéres critiques, les fans que nous sommes seront tout préts à en reprendre une bonne louche. Cela fait aprés tout bientot 20 ans que nous patientons et en révons, de cette version live de ce monument du comic. Il faudra donc bien plus que 2 heures 37 pour étancher cette si longue attente.

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Mercredi 4 mars 2009. Jour J où le grand public va enfin pouvoir  découvrir (trois jours avant le public Américain. ouais!!) l'adaptation live de ce qui sans aucun doute se trouve être le meilleur comic du siécle dernier. Pour Vince, par contre, le doute n'est pas de mise: C'est pour lui LE meilleur comic depuis la création des comics (grotte de lascaux, période du magdalénien moyen). Ce jour là, le temps est pluvieux, temps idéal pour se préparer à visionner l'oeuvre pré apocalyptique tant attendu. Ce qui va suivre ne saurait étre qualifié de critique. D'autres que lui l'ont déjà fait, en bien mieux. Le terme de "compte rendu objectif" serait plus juste. Place à Vince, qui tremble encore des soubressauts provoqués par les multiples orgasmes qui l'ont assaillis durant le film:

Vingt ans d'attente anxieuse enfin récompenséé! C'est la premiére reflexion que je me suis faite au vu du générique. Malin, Snyder profite de celui ci pour exposer la situation politique uchronique en quelques plans, et par la même le background des Watchmen.  En quelques minutes où chaque plan comporte son lot d'informations qui prendront tout leurs sens plus loin dans le métrage, Snyder nous plonge dans  ces années 80 paralléles dans lesquelles Nixon a été réélu 3 fois, où les USA ont gagné la guerre du Vietnam, et où les héros costumés existent bel et bien, mais sont devenus personna non grata. Le fan de base ne pourra s'empécher de comparer certains plans aux cases du comic (Et je sais de quoi je parle...). Mais ce petit jeu désuet nous lasse vite en constatant que oui, l'oeuvre d'origine a bien servi de bible tout au long du tournage. De la direction artistique aux castings (mentions spéciales pour Jackie "Rorschach"Earle Haley et Patrick"le hibou"Wilson, qui semblent tout droit sortis des pages de la bd.), rien n'est laissé au hasard! La mise en scéne, elle, souffre quelque peu des tics de son metteur en scéne. Même s'il léve le pied, Snyder ne parvient pas à se départir de ses foutus ralentis qui empâtaient son précédent film ("300", pour ceux qui viennent d'étre libérés d'une longue séquestration dans les montagnes Afghannes.). Ces terribles gadgets visuels ont tendance a marquer les films temporellement, et à leur faire subir un gros coup de vieux en quelques années. 

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L'autre tic de Snyder, l'iconisation à outrance de ses héros, est ici purement jouissive, même si pas toujours justifiée. "Peu importe le flacon, tant qu'on a l'ivresse" dira le bouffeur de pop corn. "La systématisation de l'effet nuit gravement à la santé du film!" lui rétorquera le fan de comic. Et ainsi, chaque personnage principal a son plan "super heros attitude". Quand ceux ci sont accompagnés d'un ralenti...on se dit que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. D'aucun déploreront l'humour parfois mal venu. Que ceci se replonge dans le pavé de Moore et Gibbons, et ils constateront qu'il ne s'agit pas d'une libertée que se sont accordés les scénaristes. A la virgule près, tout y est. Un humour qui n'a rien de potache, et vient contre balancer une violence froide et sans fioriture. Il est d'ailleurs fort surprenant que les studios aient laissé libre cours aux excés de violences graphiques de leur metteur en scéne. Sans doute un signe de confiance.Mais malgré ces débordements, au milieu de ces enjeux mondiaux et personnels, l'émotion trouve sa place, évitant la froideur qu'un tel sujet aurait pu entrainer

Le gros reproche que l'on pouvait faire à "300", était justement son manque d'émotion. Pour sa défense, le comic de Miller n'en débordait pas non plus. Mais sur le coup, Snyder réussi un vrai tour de force: Nous coller les larmes aux yeux en créant une terrible empathie pour un sociopathe en puissance devant sa fin proche. Tout du long, par petites touches, Snyder s'applique à nous rendre attachant ces héros déchus, sans pour autant les rendre pathétiques. Toujours sur le fil du rasoir, il parvient à nous rappeller in extremis que malgré leurs failles monumentales et leurs addictions à se bastonner en costume moulant, ils se sont investient de la mission de protéger coute que coute la veuve et l'orphelin, et ce contre leurs grés si nécessaire. Une psychologie fouillée où le manichéisme est bannit, option qui sert à merveille des personnages comme le Comédien et le démiurge Doc Manhattan. Deux "héros" déshumanisés. Le Comédien pour avoir vu le monde dans sa plus cruelle absurdité, et le Doc Manhattan en étant devenu par accident un demi dieu dont les pouvoirs incommensurables l'ont éloigné à jamais des humains. Face au drame qui se joue, cette si chère humanité (refoulée par le Comédien et simulée par le Doc manhattan) rejaillira sans crier gare.Le mercenaire sarcastique le paiera de sa vie, le géant bleu s'exilera aux confins de l'univers. L'homme sous toutes ses déclinaisons est bel et bien le théme central du film. L'humain face à ses choix et leurs conséquences. Comment ne pas songer alors aux tragédies Grecques? Sans pathos ni effet tire larmes, Snyder parvient à nous rendre attachant un faschiste pur jus et un homme qui n'a plus d'homme que la silhouette.  L'efficacité de la scéne finale dépendait d'ailleurs de la crédibilité de cette humanisation innatendue. Doc Manhattan étant partie prenante  dans cette fameuse fin longtemps supposée renégate. Fin alternative de celle du bouquin, soit,mais qui n'entache en rien le contenu du message final.  Et on aurait presque tendance à dire au contraire (Oh grand Moore, pardonnes mes offences. Comme nous pardonnons ton caractére à la con.)! Fi de la pseudo invasion extra terrestre, et c'est pour le mieux. Loin d'être une digression, cette fin développe des éléments de réflexion supplémentaires que ne contenait pas le comic. Et c'est bien la premiére fois dans la longue histoire des adaptations d'oeuvres littéraires sur supports pelloches  que ce phénoméne se produit (la derniére aussi sans doute..).

 Un film fidéle à son oeuvre de référence, sans en être servile pour autant, Snyder y ayant insuflé fort adroitement sa propre vision de l'histoire. Un film qui mérite donc plusieurs visionnages pour bien en apprécier les différents niveaux de lecture et les détails qui se cachent dans chaque recoin de l'écran. un film dont nous attendons avec  impatience et excitation le Director's cut de 3 heures 10 en DVD et Blue Ray. Gageons qu'il prendra encore une tout autre dimension, et le fera rentrer au panthéon des films de super héros. Fin des communications.

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Vince s'en va dans la nuit, à la recherche de malfrats à rosser. Quant à  Snyder, il s'en va diriger son prochain long métrage, "Sucker punch", qu'il coécrit, et qu'il qualifie comme un "Alice au pays des merveilles avec des flingues"(Et pourquoi pas une version de Cendrillon avec des mortiers anti chars??). Avec son casting quasi exclusivement féminin et un asile psychiatrique comme décor principal,  vous comprendrez que l'on piaffe déjà d'impatience.  Mais pour l'heure, savourons avec délectation les "Watchmen", qui bien que n'étant pas un chef d'oeuvre, peut en remontrer aux "Sup'heros's movies" que l'on nous sert depuis des années. Allez les Watchmen, à cet Automne en DVD!

FIN

 


Posté le 04/06/2009 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Je vous parles d'un temps....

C'est la nostalgie qui me pousse à rédiger cet article. La nostalgie d'une époque révolue. L'époque où les boutiques qui revendaient des maquettes nous proposaient aussi bien une Formule un de chez Tamiya que le Nostromo de chez Halcyon. Une époque où les Jason se confrontaient déjà aux Freddy grace aux kit de chez Screamin'. Ash y brandissait déjà fièrement sa tronçonneuse bien avant le raz de marée Mc Farlane. Une époque, enfin, où si le fan hardcore voulait posséder une belle reproduction de sa créature favorite (selon les goûts, Alien ou Elvira...) ,il devait sortir ses pinceaux et ses papiers de verres et, sans être un artiste de grand talent, pouvait dire "Il y a un peu de moi dans cet alien (ou Elvira.), il est unique."

 

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Alien NewBorn, échelle 1, de chez Halcyon.
 

Aujourd'hui, mise à part les sempiternels kits Star Wars (encore et encore...), nulle trace de nos kits d'antan! Leurs distributeurs ayant tout simplement disparus! Halcyon, évaporé. Screamin', envolé. Horizon, volatilisé. Quelle raison invoquer? Il en existent plusieurs, mais en tout cas, on ne peut mettre en cause leurs qualités! Et même si les kits de chez Screamin' étaient parfois variables (un magnifique yoda pour un trés moche stormtrooper et un trés approximatif C3PO), ceux de chez Horizon et Halcyon étaient de trés grandes qualités (le Robocop de chez Horizon en remontrerait à n'importe quelle figurine de chez Necca!). L'arrivée en masse des figurines de "collections" ont atomisées le marché du kit fantastique. A moins que ce ne soit ce même marché, déjà souffreteux, qui ait laissé la place à ce nouvel engouement...

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C3PO et Rocketter, deux kits de chez Screamin' en cours de finition.

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Gros plan de la magnifique sculpture de la tête du Robocop, de chez Horizon.

 

Pour les plus jeunes d'entres vous, qui n'ont pas connu la joie de découvrir ces piéces sculptées avec talents, qui n'attendaient plus que votre intervention pour prendre vie, je vous propose une petite galerie de kits pèle mèle, des fabricants sus cités:

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Créature de frankenstein (Karloff), de chez Horizon.

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Freddy Krugger de chez Horizon.

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Fantôme de l'opéra (Lon Chaney), de chez Horizon.

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Jason de chez Horizon. Et il est pas frais du tout...

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Sublime Terminator de chez Horizon.

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Dracula (Bela Lugosi) de chez Horizon.

...Mais je ne peux terminer cet article sans évoquer l'ancêtre de toute ces marques, je veux parler bien entendu de la mythique société Aurora, qui a fait rêver bien des ados dans les années 60, et révéler tout autant de vocations...

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Illustrations des boitages des Kits fantastiques de chez Aurora.

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Tout les kits présentés dans cet article sont passés par les pinceaux de Vince.


Posté le 04/06/2009 | 127 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Au commencement...

On nous demande parfois ce qui nous attire dans ces "horreurs"? ce qui a déclenché cette passion pour le fantastique, la s-f ou le gore...

On ne s'était jamais posé la question nous même en fait!

Trouvons nous la réalité trop "réelle"? il y a un peu de ça...

Rendre hommage, à nos modestes niveaux, aux artistes qui nous font rêver, et ainsi nous rapprocher un peu de leurs univers? un peu de ça aussi...

Mais le fin mot, c'est qu'une passion ne s'explique pas, elle se vit! Et se partage. Et nous sommes là pour ça. Alors vivons-la, et partageons!

On vous attend.

 

Stéph (le vivant) et Vince (le moins vivant).


Posté le 31/05/2009 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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