Il y a de fortes chances pour que si l'on vous demander de citer votre premier souvenir télévisuel, vous répondriez spontanément par le titre d'un dessin animé ou d'un film d'animation, support favoris des enfants que nous fûmes, et de tout ceux qui nous suivront. Même principe que l'article précédent, et même sanction: La Strange TV va s'efforcer de vous faire venir ce discret sourire empreint de nostalgie, et le temps d'un générique, vous rappeller l'enfant que vous étiez. Ne le laissez jamais disparaitre, au risque de vite devenir un viel aigris.
A toutseigneur (de la jungle), tout honneur. Nous débuterons cette rubrique avec rien moins que Tarzan! Aprés maints adaptations, sur tout les supports existants, Filmation transpose en dessin animé le personnage qu' Edgar Rice Burroughs créa en 1912. Durant 36 épisodes, nous accompagnons l'homme singe au coeur de cités perdues, affrontons à ses cotés les plus terribles créatures, et traversons des rivières infestées de crocodiles friands de viandes humaines! Et tout ça, en savourant nos BN chocolat et notre Tang à l'orange. Cette série d'excellente qualité au graphisme soignée fut programmée en France en 1978 durant l'émission "Récré A2".
Nous devons à Filmation une bonne partie des dessins animées qui bercèrent notre enfance: "Super Souris", "le croque monstre show", "Les maîtres de l'univers", et surtout l'inégalable "Waldo Kitty"!
Mettons les choses au clair: Cette rubrique n'est pas un succédané de l'émission débilitante que sont "Les enfants de la télé"! Vous ne trouverez pas ici de génériques de séries multirediffusées, parfois jusqu'au dégoût. Donc, pas de "Mystères de l'Ouest", d' "Amicalement vôtre", de "têtes brûlées" ou de "brigades du tigre" (ce qui n'enlève rien à leurs qualités!). Nous ne nous consacrerons donc qu'aux séries et dessins animées des années 70 à 80 injustement mis aux placards des programmes télés. Pourquoi ce choix de tranche temporelle aussi restrictif? Tout simplement parce que durant ces deux décennies, nous étions d'insouciants bambins!
Amis préquadras et quadras, bons souvenirs régressifs...
Vous en conviendrez avec moi, les productions télévisuelles françaises ne gatent pas particulièrement les fantasticophiles et science-fictionneux du pays! Il est sans doute plus facile de produire des séries policière (ou qualifiées comme telle) à la chaine, sans aucune originalité ni audace, mais en ayant ainsi l'assurance d'obtenir l'attention léthargique de la ménagère de moins de 50 ans. Mais il n'en a pas toujours été ainsi! En effet, en 1971, nous découvrons dans nos petites lucarnes une série fantastique, à tout les sens du terme. Elle met en scène deux agents du BIPS (Bureau International de Prévention Scientifique) qui déjouent les plans des savants fous désireux de dominer le monde. Cela ne vous rappellerait-il pas deux certains agents du FBI qui enquêtent sur des dossiers secrets? "Aux frontières du possible" est bel et bien l' ancêtre de "X files". Et ils sont Français Madame!
Coproduction Européenne, "Aux frontières du possible" connu deux saisons. L'une de 6 épisodes en 1971, et l'autre de 7 en 1974. Son générique, trés seventy, n'a rien perdu de son originalité.
Bill Bixby a marqué la mémoire de plusieurs générations de téléspectateurs en interprétant le Dr David Banner dans la série "Hulk". Mais bien avant de jouer l'alter ego du géant vert campé par Lou Ferrigno, il avait endossé le costume queue de pie d'Anthony Blake, prestidigitateur de son état. Lorsqu'il n'était pas sur scène à scier de jolies filles en deux, il occupait son temps à jouer les redresseurs de tort, aidé en cela par ses talents de magicien. Bill Bixby nous a quitté en 1993, à l'âge de 59 ans, emporté par un cancer . Il rédigeait alors un scénario en vue de réaliser un quatriéme téléfilm consacré à Hulk.
"The magician", diffusé en France en 1975 sur Antenne 2, ne connut qu'une saison de 22 épisodes, mais bénéficia malgré tout de deux génériques. Comme nous ne faisont pas les choses à moitié, nous vous offront ce générique alternatif. C'est pour nous, ça nous fait plaisir!
Quel jeune (ou moins jeune) garçon n'a pas rêvé un jour d'être invisible? C'est un phantasme commun à tous les ados, que le cinéma, puis la télé, n'ont cessé d'alimenter. Une première série en noir et blanc voit le jour en 1958, puis celle dont appartient le générique ci-dessous, diffusée en France en 1976.
Techniquement trés réussi pour l'époque, cet "Homme invisible" ne sévit que durant 13 épisodes. Vous reconnaitrez dans le rôle de Daniel Westin, l'homme invisible, David Mc Callum, qui interpréta l'agent secret Illya Kuryakin dans la série "Des agents trés spéciaux". Il est à noter que pour bénéficier de son pouvoir d'invisibilité, le personnage en titre doit intégralement se dévétir. Ce qui fait de lui le premier héros naturiste!
En 1977 nous découvrons sur TF1 (à l'époque une chaine qui ne sentait pas encore la vieille poubelle) un nouvel homme invisible. C'est d'ailleurs le sous titre Français de "Gemini Man". Point n'est besoin pour Sam Casey, le héros, de retirer son pantalon pattes d'éph pour devenir invisible. Net progrés de la science! Devenu invisible à la suite d'un accident nucléaire (tiens donc?), les scientifiques l'équipent d'une montre lui permettant de restructurer ses molécules (ou un truc du genre, du moment que ça fait intelligent) et ainsi de rester visible. En actionnant une fonction secrète de sa montre, il peut à volonté redevenir invisible, mais pour une courte durée déterminée. D'où le compte à rebours du générique.
Tout "Nouvel homme invisble" qu'il était, cette série ne connue comme la précédente, qu'une saison de 13 épisodes. Nous retrouverons quelques années plus tard Ben Murphy dans la série "Loterie".
Quittons momentanément nos héros télévisés modernes pour plonger en plein coeur de la Grande Bretagne du XVIIIème Siècle. Prenant pour base un personnage historique ayant existé, Dick Turpin, né en 1706 et pendu en 1739, la série "Dick le rebelle" fut diffusé en France à partir de 1981 dans la mythique émission "Récré A2". A l'instar de Robin des bois, Dick Turpin et son fidèle Feu Follet dépouillaient les riches pour redistribuer son butin aux pauvres. Moyennant sans doute un petit pourcentage, ce n'était pas l'Abbé Pierre non plus!
Cette série Britanique connu 31 épisodes étalés sur 4 saisons. Dominique Paturel, l'homme aux mille voix, double Richard O'Sullivan pour la version Française.
Restons en Grande Bretagne, mais quittons le XVIIIème siècle pour le tout début du XXème. "C.Q.F.D Alambic et Torpédo", conte les rocambolesques aventures du Dr Quentin Evrad Deverill (dont les initiales de son nom donnent le titre original: "Q.E.D Masterminds"), génial inventeur Américain, conspué par ses pairs, car trop en avance sur son temps. Nous découvrons cette série pleine d'humour teinté de SteamPunk en 1983 sur Antenne 2. Les Dimanches en fin d'aprés midi. On peut difficilement être plus précis.
Cette trop courte série (6 épisodes) bénéficia du talent de Sam Waterson dans le rôle de Dr Q.E.D. Cette acteur trés productif et multirécompensé a marqué les mémoires des cinéphiles pour avoir participé au film "La déchirure", de Roland Joffé (1984).
Nous prolongeons notre séjour chez nos amis de la Perfide Albion pour nous souvenir d'un feuilleton (et non série) destiné aux plus jeunes, malgré son pitch So British des plus...Inattendu: Nous découvrons dans "les amis de Chicos" ("The boys with two heads" in english version), l'amitié improbable entre deux enfants et une tête coupée réduite! Celle-ci , provenant d'Amérique du Sud, s'exprimant en Anglais, a le pouvoir, entre autres, de faire pleuvoir. Aprés tout, venant d'une tête coupé qui parle, pourquoi pas...Diffusée une seule et unique fois en 1978 sur TF1, ce feuilleton vient d'être édité en DVD. Avis aux nostalgiques. Avec moi: "Chico chico, c'est notre ami, Chico chico, mais oui c'est lui..."...
Personnage principal de ce feuilleton en 7 épisodes d'une durée totale de 94 mn, Chicopacobacawana, Chico pour les intimes, prend vie grace aux talents de Les Bowie, spécialiste en effets spéciaux de la Hammer film.
Nous quittons provisoirement la Grande Bretagne pour le Singapour de l'entre deux guerre. Nous y suivrons les aventures malaisiennes de Franck Buck, chasseur de profession, et justicier en chapeau colonial durant son temps libre. "Franck chasseur de fauves" ("Bring'em back alive" in v.o.) débarque chez nous en 1983 sur TF1. Même si cette série doit beaucoup au film "Les aventuriers de l'arche perdue", il est à noter que Franck Buck a réellement existé, et tout comme dans la série, a contribué à la lutte contre les trafiquants de drogues qui sévissaient déjà à l'époque. Ses aventures furent adaptées en romans, ainsi qu'au cinéma. Savourez les paroles du générique Français, quelques peu procolonialiste. Buerk!!!
Les aventures exotiques de Franck Buck ne connut qu'une saison de 18 épisodes. Bruce Boxleitner s'est fait remarqué en jouant notamment dans le film culte de Disney "Tron"et plus récemment dans la série de science fiction "Babylon 5".
Voici une série "autre"! Dés les premières images du générique de "Superminds" ("Misfits of science"), nous savons que nous avons affaire à un show décalé. Ce qui lui valu sans doute la désafection du public Américain, habitué à des programmes formatés. Pourtant, la qualité était au rendez-vous. Des scénarios à l'humour décapant, souvent parodique, et des acteurs prenant visiblement un vrai plaisir à participer à ce programme. Parmi ces derniers, nous trouvons entre autres Dean Paul Martin (Digne fils du Grand Dean, et décédé en 1987 lors du crash de son Jet F4), interprétant le Dr Billy Hayes, leader de ce groupe de farfelus et dragueur impénitent. Mais aussi Kevin Peter Hall (décédé en 1991 des suites du SIDA qu'il avait contracté aprés une transfusion), qui interprète le Dr Elvin Lincoln, qui a le pouvoir de rappetisser à volonté. C'est d'ailleurs sa taille (2m19!!), qui lui valu d'interpréter par deux fois le Prédator, dans "Prédator" et "Prédator 2", ainsi que le Bigfoot, dans le film héponyme, et la série télé qui en déclina. Vous reconnaitrez aussi la alors toute jeune et pas encore anorexique Courteney Cox, future Monica de la série "Friends", qui incarne ici Gloria Dinallo, possédant des pouvoirs télékinésiques. Que du beau monde en somme... La série fut diffusée en France en 1986 sur TV6, qui allait devenir M6.
Cette série, typiquement année 80, ne connut que 16 épisodes, malgré ses indéniables qualités. La musique de la série est composée par le grand Basil Poledouris, à qui l'on doit entre autres les musiques de "Conan le barbare", "Robocop", "La chair et le sang", ou encore "A la poursuite d'octobre rouge". Il nous quitte en 2006, emporté par un cancer.
Si un seul acteur ne devait être désigné comme "Mégastar du petit écran", nul autre que Robert Conrad ne saurait mériter ce titre. Beau gosse, sportif accompli (il a été boxeur, puis cascadeur avant de s'orienter vers la comédie), et un charisme qui figea des générations devant la lucarne magique. James West, son personnage en pantalon sous vide avec poutre apparente dans "Les mystères de l'Ouest"("wild wild Ouest") le propulsa sur le devant de la scène durant des années. Avec tout autant de succés, il fut Pappy Boyington dans les "Têtes brulés" ("Baa Baa Black sheep"). A croire qu'une bonne fée c'était penchée sur son berceau. Il n'en était rien. "Sloane, Agent spécial" ("A man called Sloane"), fut diffusé au U.S.A dans l'indifférence quasi générale. La série fut visible en France en 1981. Thomas Remington SloaneIII est un agent secret au service de l'agence UNIT, dont les bureaux sont dissimulés derrière une façade de magasin de jouet! La série "s'inspire" trééés largement d'un autre espion trés médiatique: James Bond! Tout comme Bond, Sloane aime les belles voitures, le luxe et est un gros consommateur de jolies filles. Comme Bond, il se voit remettre à chaque début d'épisode un gadget qui lui sauvera la vie avant le générique de fin. Mais à la différence de Bond, Sloane a un cooéquipier, en la personne de Torque. Ce grand black a la particularité de posséder une main mécanique qui peut aussi bien lui servir de passe partout que de radio émetteur. Mieu qu'un couteau Suisse en somme.
"Sloane agent spécial" ne connut que 13 épisodes, pilote compris. Dans celui-ci, Torque, le cooéquipier de Sloane, y jouait le méchant, et mourrai à la fin. Sloane n'était d'ailleurs pas encore interprété par Robert Conrad, mais par Robert Logan. Le pilote fut exploité aux U.S.A sous le titres "Death ray 2000".
Si je vous dis série Allemande, vous me répondez...?? Derrick? Allons donc, vous êtes dans la STRANGE TV ici. Le somnifère humain n'a point sa place parmi nous! Et si je vous dis série mettant en scène une voiture intelligente bourrée de gadgets? Ce n'est pas non plus K2000! "Alors qu'est ce donc??" allez vous vous écrier en coeur! Le générique qui suit le répétant au moins 65 fois, je ne vous ferez pas l'offense de le dire en ces lignes...
Diffusé en France en 1980 dans l'émission "récré A2", "SuperBug",série comportant 12 épisodes, est issue du remontage plus ou moins habile de scénes et d'images provenant d'une série de 5 films consacrés à la "coccinelle Allemande".
Nous allons clôturer momentanément le chapitre consacré aux séries oubliées de notre enfance avec "L'âge de cristal" ("Logan's run"), série marquante dans le paysage science fictionnel télévisé Français. Cette série est directement issue du film du même nom, sortie en 1976, et dirigé par Michael Anderson. Michael York et Jenny Agutter y jouent réspectivement Logan et Jessica 6. Le pilote de la série suit fidèlement la trame du film, lui-même adapté du roman de George Clayton et William F. Nolan, "Quand ton cristal Mourra". Aux XXIII, les survivants d'une catastrophe nucléaire se sont regoupés sous des cités bulles. Afin d'éviter la surpopulation et la pénurie de nourriture, l'âge limite est fixé à 30 ans. Les tout frais trentenaires se voient inviter à la cérémonie du Carrousel, qui sous couvert de vous faire renaître, vous désintègre purement et simplement. Jessica, jeune rebelle se doutant de la supercherie, convainc Logan, un limier chargé de ramener les trentenaires réfractraires à la mortelle cérémonie. Tout deux, accompagnés de l'androïde REM, fuient Les cités bulles, et parcourent le monde extérieur à la recherche du Sanctuaire, terre promise où l'on a le droit de vivre et mourir en toute liberté. En cette époque où le jeunisme fait rage, cette série n'a jamais été autant d'actualité.
"L'âge de cristal" fût diffusé en France en 1978, sur Antenne 2. Elle ne comporte qu'une seule saison de 13 épisodes, plus un pilote de 70 mn. Gregory Harrison interprète le Logan du titre original, Heather Menzies étant la sublime Jessica, fugitive en jupette. La série fût un bide retentissant aux U.S.A. Cet échec est directement imputable à leurs producteurs, Ivan Goff et Ben Roberts. Ne connaissant absolument rien à la S.F. , producteurs de la série "Drôles de dames", ils réecrivirent la totalité des scénarios, leurs retirants toute originalité et matière à reflexion. D'un concept prometteur, ils en firent un produit standard.
Nombres d'entre vous se demandent sans doute comment se fait-il que deux si exceptionnels représentants de la race des "FansBoys" passent leurs temps à triturer de la plastiline, de la terre, de la peinture, ou à se baffrer des kilomètres de films, alors que leurs physiques de Dieux Grecs leurs permettraient de siroter d'improbables cocktails, au bord d'une quelconque piscine de Floride, entourés de sylphides créatures surbustées?
Tout simplement parce que ce sont justement des "FansBoys"!!!
Les preuves, en images:
Penchons nous tout d'abord sur le cas clinique le plus grave qu'est Vince. Il découvri trés tôt le fantastique grâce à la lecture, le goût de l'écrit lui ayant été transmi par sa moman, fervente lectrice. Les histoires du quotidien et du "club des cinq" n'ayant chez Vince jamais provoqués que quelques baillements d'ennuis, il se tourne naturellement vers le fantastique dés le plus jeune âge. Puis, vint Goldorak! Révélation! Dorénavant, toute sa vie sera consacrée aux robots géants avec des cornes jaunes et arborant un gros V sur la poitrine. Se rendant vite compte que son choix restreint, le prive d'innombrable plaisirs télévisuels, il élargie son champ science-fictionnel, et découvre la série qui le figera les dimanches aprés-midi devant la télé familiale, la bouche bée, alors que ses petits camarades péchaient la grenouille.
"Logan's run", "L'age de cristal" dans nos vertes contrées, allait marquer Vince au fer rouge, bien plus que "la planète des singes", ou l'immortelle série "Cosmos 1999" de Gerry Anderson. Alors pourquoi cette série, aujourd'hui délicieusement kitch? Aprés enquête, nous pouvons avancer une hypothèse, qui nous a été soufflée par ce document:
La série "l'âge de cristal", dérivée du film du même nom, a été diffusé la première fois en France en Septembre 1978. Créé par William F. Nolan et Georges Clayton Johnson pour la CBS, elle ne dura que le temps de 14 épisodes, pilote compris. Elle doit beaucoup de son attrait aux jolies gambettes de Heather Menzies, qui interpréte Jessica 6. Notez la tape sur la fesse, à la toute fin de l'extrait...
Nous sommes au tout début des années 80, alors que les magnétoscopes VHS et V2000 (il eu aussi un troisiéme standard, le Bétamax, qui ne passa pas le cap du grand public) entraient dans les foyers priviliégés. La qualité était médiocre, les films souvent recadrés à l'emporte pièces, mais pour Vince, qui avait parmi ces camarades de jeux un heureux possesseur de ces "magnétoscopes à cassettes", c'était le Nirvana! Il devint vite pour ses camarades "celui qui sait les films qui font peur!". Fort de ses lectures de magazines cinéma tels que "Mad Movies""Starfix"ou "l'écran fantastique", il avait l'insigne honneur d'avoir le dernier mot lors du choix des films à louer pour leurs séances vidéos dominicale. On lui aurait proposé d'échanger sa place contre celle d'une rock star, qu'il aurait refusé!
Fasciné par les effets spéciaux de maquillages qui étaient souvent les seuls atouts des productions que visionnaient Vince et ses amis, il eu l'arrogante prétention d'en reproduire certaines avec les moyens du bord. Aidé par les conseils dispensés dans l'incontournable magazine qu'est "MadMovies", Vince découvrit le latex! Pas celui emballé dans une petite pochette alu que l'on achetait en rougissant à la pharmacie du coin! Non, le liquide, qui empestait l'ammoniaque, mais qui permettait de faire de si jolies plaies ouvertes...
Outre le litre de latex, Vince investi dans des matériaux relevant de la plus haute technologie: Quelques tubes de gouaches, du coton hydrophile (que nous soupçonnons "emprunté" à l'armoire à pharmacie familiale plutôt qu'acheté...), du sirop de grenadine et du café liquide pour réaliser du beau sang bien poisseux. Il su persuader quelques victimes consentantes de se faire couvrir le visage de latex liquide à l'odeur entêtante, enfreignant une par une toute les règles du bon petit maquilleur. Et les résultats, qui vont du médiocres au trés mauvais, témoignent de son laxisme.
Aprés quelques égorgements, divers empallements et amputations, il réalise un zombie à échelle réduite, dont les vêtements sont confectionnés par sa douce moman, sur une base de squelette "Anatomie 2000" (même pas foutu de réaliser une armature tout seul...). Il le met en scène dans un décor rudimentaire, le mitraille de photos...
...Avant de l'immoler par le feu!
Le marché des masochistes supportants de se faire tartiner le visage de coton imbibé de latex se restreignant chaque jours un peu plus, il délaissa le "maquillage" au profit du dessin. Plus studieux dans ce domaine, il obtint quelques bon résultats avant de se tourner vers la MAQUETTE
Se prenant d'une passion dévorante pour cette pratique, il stocke de façon quasi-compulsive les kits relatifs au fantastique et la S.F. disponibles sur le marché, se doutant bien qu'il n'aura jamais le temps de tous les réaliser. D'autant plus qu'il était à l'époque d'une excessive lenteur. Néanmoins, désireux de faire partager sa passion, il expose ses "oeuvres" dans les divers salon de maquettes de la région Paca. Et c'est ainsi, qu'un Samedi de Novembre 1996, Vince, alors prétrentenaire, installe ces misérables figurines sur le stand qui lui était assigné, juste au coté d'un sublime Prédator à une échelle qui le laisse pantois. Il comprend vite qu'il s'agit là d'une création personnelle, et non d'une vulgaire maquette du commerce. A la fois suffoqué et dépité par tant de talent, il rentre chez lui, sans même chercher à rencontrer ce créateur de génie. Il le rencontre pourtant, le lendemain, alors qu'il venait chercher ses maquettes dont il avait maintenant si honte. Vince pensait trouver un homme vaniteux et prétentieux, imbu de son talent, et tombe sur un grand bonhomme d'une gentillesse extrême, et d'une simplicité qui n'a d'égal que sa générosité à partager les techniques et astuces de son métier de maquettiste. Vince se présenta, et Stéph, car il s'agissait bien de lui, en fit de même. Alors la terre trembla, des éclairs déchirèrent le ciel, des nuées de corbeaux surgies de nulle part obscurcirent la lumiére du jour déclinant, et une voix d'outre espace, grave et profonde comme un tambour de grosse caisse, résonna dans la salle d'exposition: "Les exposants sont priés de récupérer leurs maquettes afin de libérer la salle. Merci.". Le duo de la "Strange Factory" était formé. Le reste fait partie de l'histoire...
Que les jaloux qui persifflent sur le compte de Stéph en l'accusant de se la couler douce et de laisser moisir sur pied notre super héros en bermuda aillent médire ailleurs! Par soucis de perfection et être au plus proche de son modèle, Stéph est parti parcourir les Etats-Unis en long en large et en travers, avec son sac sur le dos, pour vivre le quotidien du Docteur Banner, éternellement en cavale. C'est du moins ce que Stéph a tenté de me faire croire pour justifier cet énorme laps de temps entre chaque étape de réalisation...
Et même si l'avancée n'est pas flagrante au premier coup d'oeil, l'observateur attentif aura constaté un affinage des traits du visage et un texturage de la peau qui nous approche toujours plus de l'étape cruciale et ultime.
Les muscles, tendus à bloc, affleurent sous le derme de notre héros irradié aux rayons Gamma.
Stéph a juré sur la trilogie du "Seigneur des anneaux" (ce qui équivaut chez nous à la bible...) qu'il fera tout pour réduire les délais entre les étapes suivantes! Quittes à y travailler dessus un peu plus qu'une heure tout les six mois (private joke)! Mais votre attente sera amplement récompensée, je vous l'assure.
Quelle excuse a pu fournir Stéph pour justifier ce laps de temps entre le moulage de sa beauté alanguie et le premier tirage vous demandez vous sans doute? Pénurie mondiale de résine, gnomes farceurs qui remplissaient systématiquement toutes les nuits son moule de topinambours avariés, trekking extrême dans les contrées les plus reculées des apalaches alsaciens... Non, rien de tout celà! Tout benoitement, il vous répondra qu'il faut le temps qu'il faut! Dont acte...
Et le temps est venu justement! Voici le moule débarrassé de son master en plastiline, et prêt à recevoir la résine polyester en coulée.
Afin de s'éviter le maximum de reprise, Stéph passe la résine à la pompe à vide, afin de supprimer toute les bulles qui pourraient ensuite se retrouver sur le tirage. nous reviendront plus tard sur cet appareil indispensable pour la réalisation de tirages de qualités.
Le moule, une fois remplie par la résine polyester passe lui aussi par la pompe à vide, éliminant ainsi les bulles ayant pu se former pendant la coulée.
Le premier tirage est extrait "de force" de son moule: Vous noterez que celui-ci, sous la figurine, n'est plus qu'un tas de silicone qui ne remplira plus son rôle de receptacle à résine. En effet, ce premier tirage sera retravaillé(poncé, ajusté, peaufiné...), puis ses ravissants membres seront séparés de son non moins ravissant corps, afin d'en faciliter le moulage. Ce moule à venir sera le définitif, et de celui-ci naitra toute une série de divines créatures. Prochainement, diront nous en étant optimiste...
Depuis notre plus jeune age, nous entassons amoureusement, tel des reliques, les produits dérivés de nos films, séries et comics préférés. D'abord dans nos chambres d'ados, puis dans nos maisons d'adultes (de kidultes diront certains...). Et parfois, nos compagnes, le manque de place, ou tout simplement notre bon sens nous incite à nous délester d'une partie de nos collections.
Vous trouverez donc dans cette rubrique, classé par thémes, des maquettes, figurines, jouets, voire bouquins, de nos collections personnelles que nous cédons la mort dans l'âme, moyennant finance. Pour les commander,
Les kits présentés dans cette rubrique ne sont, sauf précision, ni montés ni peint! Cependant, moyennant un supplément, nous pouvont nous charger de ce travail pour vous. Lors du passage de votre commande, ou pour tout renseignements concernant les objets présentés ici, merci de nous communiquer la référence, la description et le prix de celui ci, afin d'éviter tout malendu. Les prix indiqués ne tiennent pas compte du port.